Il existe différents examens pour explorer le sommeil et la vigilance afin de préciser le diagnostic ou de contrôler l'effet de votre traitement.
En quoi consistent ces examens ?
L'enregistrement polygraphique du sommeil ou polysomnographie
La polysomnographie consiste à réaliser pendant la nuit ou sur 24 heures des enregistrements simultanés des différents paramètres de votre sommeil afin d'en connaître l'état.
Tout un ensemble de capteurs est nécessaire pour mesurer ces paramètres :
- Des électrodes sont collées sur le cuire chevelu pour l'enregistrement de l'activité électrique émise par votre cerveau (électro-encéphalogramme)
- D'autres électrodes sont fixées sur votre visage pour capter les mouvements de vos yeux (électro-oculogramme) et votre tonus musculaire (électromyogramme)
- Certains capteurs sont spécifiques à l'enregistrement de votre respiration pendant le sommeil. Il s'agit de haut en bas de :
Ainsi, de nombreux capteurs seront posés sur le corps du patient, ils peuvent limiter les mouvements, mais ne doivent pas gêner le patient et
ils ne devraient pas l'empêcher de dormir. Toutes ces mesures sont indolores, sans aucune piqûre, ni geste invasif.
Cet examen peut se faire soit à l'hôpital, soit à domicile (en ambulatoire) ; c'est le médecin spécialiste du sommeil qui en décidera.
Même si l'enregistrement est réalisé à domicile, le patient devra quand même venir au laboratoire du sommeil pour se faire poser les capteurs, puis repartira chez lui avec le boîtier d'enregistrement. Il devra le rapporter le lendemain à l'hôpital.
Test Itératif de Latence d'Endormissement (TILE)
Souvent ce test est précédé d'une polysomnographie de nuit.
Ce test pratiqué au laboratoire du sommeil mesure 4 ou 5 fois au cours d'une journée le temps que vous mettez à vous endormir (latence d'endormissement). Il est basé sur le principe selon lequel plus une personne est somnolente, plus elle s'endort rapidement.
Quatre ou cinq fois dans journée, à intervalle de 2 heures, le patient sera installé pour une sieste avec comme consigne de fermer les yeux, de se détendre et de se laisser aller au sommeil. Le patient sera allongé dans un lit, au calme, dans l'obscurité. Une fois la lumière éteinte, on laissera s'écouler 20 minutes avant de terminer le test. Si le patient s'endort, il sera réveillé au bout de 15 minutes.
L'endormissement est détecté grâce aux électrodes enregistrant l'électro-encéphalogramme, l'électro-oculogramme et l'électro-myogramme.
Test de Maintien d'Eveil (TME)
Ce test pratiqué au laboratoire du sommeil mesure la capacité à rester éveillé dans des circonstances qui favorisent l'endormissement.
Quatre ou cinq fois dans journée, à intervalle de 2 heures, le patient sera installé de manière très confortable, en position semi allongée au calme dans une pièce semi-obscure, avec comme consigne de garder les yeux ouverts, d'essayer de résister au sommeil et de demeurer éveillé. Dans de telles conditions, les personnes pathologiquement somnolentes s'endorment rapidement, tandis que les sujets normaux n'ont pas de problème à demeurer éveillés.
Le test durera 20 ou 40 minutes . Si le patient somnole, on ne le laissera pas dormir plus de quelques dizaines de seconde. L'endormissement est détecté grâce aux électrodes enregistrant l'électro-encéphalogramme, l'électro-oculogramme et l'électromyogramme.
Recommandations pour le patient avant de passer ces examens
- Il faut mener une vie normale dans les jours qui précèdent les examens.
- Si le patient ne passe pas la nuit qui précède les tests (TILE et/ou TME) au laboratoire de sommeil, il doit respecter sa durée habituelle de sommeil.
- Pour l'enregistrement polygraphique du sommeil, le patient doit se munir de vêtements qui s'ouvrent par devant.
- Avant et après les différents examens, le patient devra se laver la tête (électrodes collées sur le cuir chevelu).
- Pendant la journée de test, il ne faudra pas consommer d'excitants (thé, café…) et le patient devra s'abstenir soigneusement de dormir entre les tests.
Il est important de signaler au laboratoire de sommeil :
- Les traitements pris par le patient. En effet, il peut être préférable d'interrompre certains d'entre eux avant les examens (en particulier les traitements contre la dépression), car ils sont de nature à fausser les résultats.
- Une éventuelle allergie à l'éther ou au sparadrap.